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Aucun état des lieux au départ
On vous tend les clés, parfois un casque, et c'est tout. Rien n'est noté, rien n'est photographié. Les rayures déjà présentes — et il y en a toujours sur un deux-roues de location — ne sont consignées nulle part.
Le litige de location suit toujours la même mécanique en quatre temps, et il devient impossible dès qu'on en casse une seule. Deux minutes de photos avant de partir suffisent la plupart du temps.

Chaque étape rend la suivante possible. La deuxième est le point de bascule : sans elle, les deux dernières n'ont aucune prise.
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On vous tend les clés, parfois un casque, et c'est tout. Rien n'est noté, rien n'est photographié. Les rayures déjà présentes — et il y en a toujours sur un deux-roues de location — ne sont consignées nulle part.
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Présenté comme une formalité, c'est en réalité le seul élément qui compte. Tant qu'un document de voyage est retenu, toute somme réclamée devient exigible : on ne prend pas d'avion sans passeport, et un remplacement consulaire demande plusieurs jours ouvrés.
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Une éraflure sur un carénage, un rétroviseur, une trace sous le repose-pied. Impossible à dater, impossible à contester sans preuve du départ. Le schéma rapporté par les voyageurs est constant : le dommage se découvre à la restitution.
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Les montants rapportés se comptent en dizaines de milliers de bahts pour des pièces qui en valent quelques centaines. La discussion se tient au comptoir, souvent à plusieurs, et le passeport reste derrière.
Aucune ne demande de parler thaï ni de connaître quelqu'un sur place. Ensemble, elles rendent le schéma inopérant.
Faites le tour complet du deux-roues avant de partir : les deux flancs, l'avant, l'arrière, le dessous des carénages, les rétroviseurs, les jantes, le compteur et la jauge. En vidéo continue si c'est plus rapide. C'est horodaté par le téléphone, et ça vaut n'importe quel contrat.
Une photocopie et une caution en espèces de 3 000 à 5 000 bahts sont la norme acceptable, et suffisent partout où l'on travaille correctement. Si l'original est exigé, changez de comptoir : il y a des centaines de loueurs sur l'île.
Depuis l'amendement du Motor Vehicle Act applicable en 2026, un deux-roues de location doit être immatriculé comme tel et le loueur détenir une licence. Les comptoirs non conformes s'exposent à des amendes de 10 000 à 100 000 bahts — c'est un tri naturel, autant en profiter.
Deux mille bahts d'amende depuis le 1er juin 2025, quatre mille si le passager est tête nue lui aussi. Demandez un casque à votre taille, pas celui qui traîne : refuser un casque trop grand est parfaitement normal et personne ne s'en offusque.
Sur le passeport, les sources ne sont pas des forums : le Foreign Office britannique et le département d'État américain déconseillent tous deux explicitement de le remettre en garantie.
Ce n'est pas une arnaque, mais c'est ce qui coûte le plus cher en pratique — et ça n'apparaît qu'au moment où quelque chose se passe mal.
La Thaïlande classe tout deux-roues comme motocycle, y compris un 110 cm³ : il faut un permis portant la mention moto. En 2025, la police de Phuket a relevé 26 515 conduites sans permis, et 1 737 véhicules ont été saisis.
La conséquence la plus lourde n'est pas l'amende, elle est ailleurs : une assurance voyage refuse la prise en charge d'un accident si le permis requis n'était pas valide. C'est le motif de refus le plus fréquent en Thaïlande, très loin devant les autres.
Si vous n'avez pas ce permis, la conversation ne s'arrête pas là pour autant : il existe une solution pour rouler en règle une fois sur place. Dites-le-nous avant d'arriver, on regarde ce qui est faisable et on s'en occupe avec vous.
Le deux-roues reste de loin la meilleure façon de voir Phuket, et l'immense majorité des locations se passe sans le moindre problème. Cette page sert à ce que vous soyez dans cette majorité-là — et si vous préférez qu'on s'en occupe, on passe par des loueurs qu'on connaît et on filme l'état des lieux avec vous.