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Similan depuis Phuket : tout dépend de tes dates

Le parc national ferme cinq mois par an. C’est la première chose à savoir, avant le bateau, avant le budget, souvent avant même de prendre le billet d’avion. Une fois la date réglée, on parle de l’eau : c’est pour elle qu’on fait la route.

Une tortue et deux plongeurs le long d'un tombant, en mer d'Andaman
Ce qu'il y a sous le bateau compte autant que le bateau.

Ouvert du 15 octobre au 15 mai, et la date exacte tombe tard

Mu Ko Similan reçoit du public à peu près de la mi-octobre à la mi-mai, puis ferme cinq mois pour la mousson du sud-ouest. Le Département des parcs nationaux ne confirme la date d’ouverture qu’une à deux semaines avant. C’est tard, et c’est précisément pour ça qu’il vaut mieux le savoir maintenant.

Reprenons dans l’ordre. La saison 2025-2026 s’est ouverte le 15 octobre 2025 et s’est refermée le 15 mai 2026. La suivante suit le même rythme : ouverture attendue le 15 octobre 2026, fermeture vers le 15 mai 2027. Le parc marin de Mu Ko Surin, juste au nord, applique le même calendrier. Rien d’arbitraire là-dedans : la mer d’Andaman se lève pendant ces mois-là, et le corail profite de la pause.

Là où ça se complique, c’est sur le mot « attendue ». L’administration publie l’arrêté d’ouverture quelques jours à deux semaines avant la date, et elle garde la main pour décaler si la mer ne s’est pas calmée. Une date annoncée par un blog au mois de juin n’a donc aucune valeur contraignante.

Concrètement ? Entre novembre et avril, la question ne se pose pas : tu es en plein cœur de la saison. Première quinzaine d’octobre ou seconde quinzaine de mai, tu es sur une charnière, et la semaine se construit autrement : une journée gardée souple, l’annonce du DNP suivie de près, une autre sortie prête si le parc décale.

Cette page a été vérifiée le 23 septembre 2026. Les dates de parc bougent chaque saison, alors écris-nous plutôt que de faire confiance à un millésime.

Ce que vaut l’eau, une fois qu’on y est

Les Similan ne ressemblent à rien d’autre dans la région, et la différence se joue sous la surface autant qu’au-dessus. Du granite, pas du calcaire. Une visibilité qui se compte en dizaines de mètres. Des tombants qui démarrent près du bord.

Commençons par la roche, parce qu’elle explique le reste. Les baies de Phang Nga et l’archipel de Phi Phi sont karstiques : des falaises calcaires verticales, spectaculaires depuis le pont d’un bateau. Les Similan, elles, sont des dômes de granite arrondis par le temps, avec d’énormes blocs empilés jusque sous l’eau. En profondeur, ces blocs dessinent des couloirs, des surplombs, des arches. Un terrain de jeu, littéralement.

Ensuite, l’eau. Fond sableux entre les massifs, houle faible en saison sèche, aucun fleuve à proximité pour charger la mer en sédiments. Résultat : une transparence qui surprend même ceux qui ont déjà pas mal nagé en Thaïlande. Beaucoup gardent de leur journée l’image d’un bateau qui flotte au-dessus du vide.

Et la vie, dans tout ça ? Coraux durs sur les pentes est, gorgones sur les faces ouest plus exposées, bancs de fusiliers, tortues vertes régulières, pointes blanches de récif qui dorment sous les surplombs. Si les Similan reviennent partout dans les classements de plongée thaïlandais, c’est pour ce qu’il y a à vingt mètres sous la coque.

Une précision pour ceux qui ne plongent pas : le brevet ouvre des sites en plus, il n’ouvre pas l’archipel. L’essentiel se voit en masque et tuba.

Requin-baleine et raie manta : une fenêtre, pas un rendez-vous

De novembre à avril, avec un pic de février à avril, les gros filtreurs remontent dans le secteur. Ça se cale dans un calendrier de vacances. Ça ne se garantit pas.

Le mécanisme est simple. À partir de janvier, les courants font remonter du plancton vers la surface, et les animaux qui s’en nourrissent suivent. Les raies manta se montrent surtout autour de Koh Bon, au nord de l’archipel ; les requins-baleines se croisent un peu partout sur la zone, Koh Tachai compris.

Maintenant, la partie honnête. Un requin-baleine traverse l’océan Indien sans consulter personne. Des journées entières se passent sans en voir un, y compris en plein pic. Qui te promet la rencontre te vend quelque chose qu’il ne contrôle pas.

Ce qu’on peut faire : placer ta sortie dans la bonne fenêtre, viser les sites où les signalements sont les plus fréquents cette saison-là, et te dire franchement quand tes dates tombent en dehors. Un séjour en décembre reste un très beau séjour aux Similan. Avec une loterie un peu moins favorable, voilà tout.

Catamaran à l'ancre au large de Phuket, vu du ciel, paddles autour de la coque
On ne propose une sortie qu'après l'avoir faite.

Ce n’est pas une sortie « au large de Phuket »

Les Similan sont au nord-ouest, dans la province de Phang Nga. On ne quitte pas un port de Phuket pour y aller : on remonte d’abord par la route, et la mer ne commence qu’après.

La géographie surprend presque tout le monde. Phi Phi est à quelques milles de Phuket et se fait porte à porte par bateau. Les Similan, non : on monte vers la côte de Phang Nga, du côté de Khao Lak, puis on prend la mer de là. Deux segments, un enchaînement à ne pas rater.

D’où une journée qui démarre dans le noir. Le véhicule passe avant le lever du jour, la route se fait pendant que l’île dort. Beaucoup de gens le découvrent après s’être inscrits la veille au comptoir d’un hôtel. Autant le savoir, et organiser la soirée précédente en conséquence.

Il existe plus confortable : dormir une nuit du côté de Khao Lak. La route disparaît presque entièrement, on embarque frais, on rentre sur Phuket le lendemain. Avec de jeunes enfants, l’écart de fatigue est considérable. Sur un séjour de quatre jours, ça ne vaut sans doute pas le déplacement de bagages.

La journée en bateau rapide

La formule la plus répandue, et la seule qui tienne dans un séjour court. Transfert routier, traversée, plusieurs mouillages, une pause à terre, retour le soir. On rentre cuit, et on s’en souvient longtemps.

La croisière plongée

Plusieurs jours à bord, les sites au réveil, les plongées de nuit possibles. Format réservé aux brevetés, et le seul qui atteigne les sites du nord dans de bonnes conditions. On dort sur le bateau, jamais sur les îles.

Le bateau privatisé

Un groupe, une coque, un programme à soi. Ça change surtout le rythme : rester là où l’eau est belle, décaler une escale, déjeuner quand on a faim. Sur deux familles qui voyagent ensemble, c’est le format qui fait la plus grosse différence.

Les îles où l’on met pied à terre, et celles qu’on laisse aux tortues

Le nom vient du malais « sembilan », neuf. Neuf îles à l’origine, plus Koh Bon et Koh Tachai rattachées au parc plus au nord. Sur l’ensemble, on ne débarque que sur deux.

Koh Similan, l’île numéro 8. La plus grande, et le premier arrêt de presque toutes les sorties. C’est là que se trouve Donald Duck Bay, avec l’énorme bloc de granite posé en équilibre au sommet de la butte : les Thaïlandais l’appellent le rocher-voile, et une courte montée y mène. La vue depuis le sommet est la photo que tout le monde ramène.

Koh Miang, l’île numéro 4. Le siège du parc, avec les rangers et l’unique restaurant de l’archipel. Deux plages, un lagon tranquille pour le masque et tuba, quelques sentiers courts. C’est l’arrêt déjeuner de la plupart des journées.

Les îles 1, 2 et 3 ne se visitent pas. Leurs plages servent de site de ponte aux tortues marines. C’est fermé, et c’est une bonne raison de l’être.

Koh Bon et Koh Tachai, plus au nord, sortent des neuf îles d’origine mais font partie du parc. Koh Bon est le rendez-vous des raies manta. Koh Tachai se fait surtout sur les sorties longues et en croisière plongée.

Deux règles encadrent l’ensemble. La nuit sur les îles est interdite depuis 2019, plus de tentes, plus de bungalows. Et le nombre de visiteurs admis chaque jour est plafonné depuis la même période, sur la base d’une étude de capacité menée pour le Département des parcs par l’université Kasetsart. Traduction pratique : en février et en mars, les places partent tôt.

Et pendant la fermeture ? On t’emmène ailleurs, et c’est le bon moment

De la mi-mai à la mi-octobre, les Similan se reposent. Cette période-là ouvre d’autres portes, et certaines ne donnent leur meilleur qu’à ce moment de l’année.

Phi Phi, d’abord. L’archipel reste ouvert toute l’année et ses mouillages sont abrités différemment. On y va très bien en juin comme en septembre, avec une eau plus chaude et une lumière qui change vite entre deux averses.

La baie de Phang Nga ensuite, celle des pitons calcaires qui sortent de l’eau. Partiellement protégée de la houle du large, elle reste praticable une bonne partie de la saison des pluies, et les canoës gonflables qui se faufilent dans les grottes marines tournent toute l’année.

Et puis il y a l’intérieur de Phuket, que les gens traversent sans s’arrêter le reste du temps. Les cascades de l’île ne coulent vraiment qu’à cette saison. La jungle est haute, l’île est nettement plus calme.

Si tes dates tombent pendant la fermeture, tu n’as donc rien perdu. Tu as un programme différent, et on sait exactement lequel construire.

Pourquoi passer par une équipe francophone installée ici

Réserver une sortie aux Similan n’a rien de compliqué. Ce qui est rare, c’est d’avoir quelqu’un sur place qui suit l’ouverture du parc jour après jour et qui te répond dans ta langue quand le calendrier bouge.

Les agences de la région le disent elles-mêmes : un guide francophone se réserve deux à trois mois à l’avance, et il en manque en haute saison. Ce n’est pas un argument de vente, c’est une contrainte d’offre. On la contourne en étant ici à l’année et en calant les sorties nous-mêmes.

En pratique : on confronte tes dates au calendrier du parc et à l’état de la mer annoncé, puis on te propose un format et une journée. Si le DNP décale l’ouverture, tu l’apprends par nous et pas en arrivant au port. Si la mer se lève la veille, on te le dit la veille, en français, et on bascule le programme.

Une journée bateau se reporte. Une semaine de vacances, non. C’est la seule chose qu’on vend vraiment ici.

Questions fréquentes sur les Similan

Les Similan sont-elles ouvertes à la période de mon voyage ?
Le parc national de Mu Ko Similan accueille du public du 15 octobre au 15 mai, puis ferme cinq mois. La saison 2026-2027 doit donc s'ouvrir le 15 octobre 2026. Une précision qui compte quand les dates tombent en octobre : le Département des parcs nationaux ne confirme la date d'ouverture réelle qu'une à deux semaines avant, et il peut la décaler selon l'état de la mer. Dans ce cas de figure, mieux vaut nous le dire tôt : on suit l'annonce et on prévient dès qu'elle tombe.
Peut-on faire les Similan à la journée depuis Phuket ?
Oui, et beaucoup de gens le font. C'est une longue journée : les îles sont au nord-ouest, dans la province de Phang Nga, et on les rejoint par la route puis par la mer. Le départ de Phuket se fait donc avant le jour. Sur un séjour plus long, une nuit posée côté Khao Lak raccourcit nettement la partie routière.
Peut-on dormir sur les îles Similan ?
Non. La nuit sur les îles du parc est interdite depuis 2019, tentes et bungalows compris. Deux formules permettent malgré tout de passer plus de temps sur zone : la croisière plongée, où l'on dort à bord du bateau, et la nuit à terre côté Khao Lak, qui rapproche du port.
Faut-il savoir plonger pour aller aux Similan ?
Pas du tout. Les tombants commencent à quelques mètres sous la surface et une bonne partie de ce qu'on vient voir se regarde en masque et tuba. Les Similan comptent aussi parmi les sites de plongée les plus réputés de Thaïlande, avec leurs blocs de granite immergés : c'est un terrain de plongeurs, mais il n'appartient pas qu'à eux.
Quand a-t-on le plus de chances de croiser un requin-baleine ?
La fenêtre va de novembre à avril, avec un pic de février à avril, quand le plancton remonte et attire les gros filtreurs. Les raies manta suivent le même calendrier, du côté de Koh Bon en particulier. Personne ne peut promettre une rencontre : beaucoup de journées se passent sans en voir un seul. Caler ses dates sur cette fenêtre reste la seule chose qui augmente vraiment les chances.

On commence par tes dates

Ta période, le nombre de personnes, et si quelqu’un plonge dans le groupe. On te dit d’abord si le parc est ouvert sur ce créneau, puis on construit la journée autour. Rien n’est engagé avant que tu aies dit oui.

All To Phuket organise, coordonne et met en relation ; chaque prestation est fournie par le prestataire local. Les dates d’ouverture et les règles d’accès au parc de Mu Ko Similan relèvent du Département des parcs nationaux thaïlandais et évoluent d’une saison à l’autre. Informations vérifiées le 23 septembre 2026.

Quelles dates, et qui plonge dans le groupe ?

Dis-nous quand tu es en Thaïlande et avec qui tu voyages. On regarde le calendrier du parc pour ta période, on te dit franchement ce qui est ouvert, et on te propose une journée qui tient la route.

C'est là qu'on t'enverra la proposition.

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