Mee Hokkien
Des nouilles aux œufs épaisses, sautées avec du porc, des fruits de mer et des légumes chinois. C'est le plat signature de l'île, hérité des migrants du Fujian, et il ne ressemble à aucun plat de nouilles thaï du continent.
Première chose à savoir, et elle change tout le reste : la cuisine de Phuket n'est pas la cuisine thaïe que vous connaissez. Elle a ses propres plats, qu'on ne trouve pas ailleurs dans le pays.

Phuket a été une île d'étain avant d'être une île de plages. Les mineurs venus du sud de la Chine y sont restés, et leur cuisine avec eux.
Le résultat tient en trois influences : des techniques chinoises apportées par les migrants du Fujian, des ingrédients et des épices malais venus du sud, et la base thaïe du continent. Ça donne des plats braisés, poivrés, aux nouilles épaisses, souvent moins centrés sur le piment vif que ce qu'on attend d'un repas thaï.
Concrètement : si vous ne commandez que des pad thaï et des curries verts pendant une semaine, vous aurez très bien mangé — mais vous n'aurez rien goûté de ce qui fait la cuisine de cette île.
Ils se trouvent facilement dans la vieille ville, et beaucoup plus difficilement ailleurs en Thaïlande. Retenez les noms : les montrer écrits suffit souvent à se faire comprendre.
Des nouilles aux œufs épaisses, sautées avec du porc, des fruits de mer et des légumes chinois. C'est le plat signature de l'île, hérité des migrants du Fujian, et il ne ressemble à aucun plat de nouilles thaï du continent.
Du porc braisé longuement dans une sauce sombre au poivre et à l'ail, jusqu'à devenir fondant. Sucré-salé, très parfumé, servi avec du riz. On le trouve partout dans la vieille ville et quasiment nulle part ailleurs en Thaïlande.
Une galette d'huîtres et de taro, frite sur une plaque avec des œufs, croustillante sur les bords et moelleuse au centre. C'est le plat de rue emblématique de Phuket, et sans doute le plus difficile à trouver ailleurs.
De fines crêpes à la noix de coco cuites dans de petits woks sur charbon, aux bords craquants et au cœur souple. Un en-cas sucré qu'on achète à la pièce dans la vieille ville, et qu'on finit avant d'avoir tourné au coin de la rue.
On ne mange pas la même chose ni au même prix selon l'endroit où l'on dort. C'est même l'un des paramètres qui pèse le plus sur un séjour, et personne n'en parle avant de réserver.
C'est là qu'on mange le mieux et le moins cher de l'île, et c'est précisément la zone que la plupart des visiteurs ne voient jamais. Les maisons-boutiques sino-portugaises abritent des cuisines familiales qui servent parfois depuis trois générations. Comptez deux fois moins qu'à Patong pour une cuisine sans comparaison.
Le conseilLe midi en semaine, quand les cuisines tournent pour les habitants et non pour les visiteurs.
La plus grande densité de restaurants de l'île, avec tout ce que ça implique : le meilleur et le pire à cinquante mètres d'écart. Les adresses qui valent le détour existent, mais elles ne sont presque jamais celles qui affichent des photos de plats sur le trottoir.
Le conseilS'éloigner d'une ou deux rues du front de mer change tout, sur la qualité comme sur l'addition.
Un bon équilibre : assez de choix pour varier une semaine entière, sans la surenchère de Patong. C'est aussi la zone où l'on trouve le plus facilement des cuisines adaptées aux enfants, ce qui compte plus qu'on ne le croit au quatrième dîner.
Le conseilLes meilleures tables sont souvent en retrait de la plage, sur la route qui remonte vers l'intérieur.
Le secteur le plus haut de gamme, avec les beach clubs et une vraie scène de restaurants et de cafés autour du village. Les prix sont ceux de la zone, mais la qualité suit — c'est ici qu'on dîne quand on veut sortir sans quitter le nord-ouest.
Le conseilRéserver en haute saison, particulièrement pour les tables en bord de plage au coucher du soleil.
Rawai n'a pas de plage de baignade, mais elle a le port — et donc les meilleurs restaurants de poisson et de fruits de mer de l'île. On choisit sa pièce sur l'étal, on la fait cuire à la demande, et on paie au poids.
Le conseilSe faire préciser le prix au kilo AVANT de choisir. C'est l'usage local, personne ne s'en offusque.
Ce sont des institutions, pas des adresses : ils ne ferment pas, et ils concentrent en un lieu ce qu'on mettrait trois jours à trouver en ville.
Dans la rue historique de la vieille ville, en fin d'après-midi et en soirée. Stands de nourriture, artisanat, musique, dans un décor de façades sino-portugaises. C'est celui qu'on recommande si vous n'en faites qu'un.
Près de Phuket Town, l'un des plus vastes de l'île avec plusieurs centaines de stands. Beaucoup plus large que la seule nourriture — vêtements, objets, animaux de compagnie. Prévoir du temps.
Plus récent, plus jeune, également à Phuket Town : des stands installés dans des conteneurs, une cuisine de rue plus créative et une ambiance décontractée en soirée.
Vous remarquerez qu'aucun restaurant n'est nommé sur cette page. C'est volontaire : une adresse ferme, change de cuisinier ou décline, et une recommandation qu'on n'a pas vérifiée depuis six mois ne vaut rien. Les nôtres, on les teste et on les reteste — et on les donne à ceux qui nous écrivent, à jour.