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Louer une villa à Rawai ou à Nai Harn, au sud de Phuket

Le sud n'est pas une station balnéaire de plus. C'est la partie de l'île où l'on s'installe à l'année : des écoles, des marchés du matin, des médecins, des voisins qu'on finit par reconnaître. Ça ne change pas seulement l'ambiance, ça change ce qu'on doit regarder avant de choisir une maison.

Route en corniche surplombant la mer et une presqu'île boisée, sur la côte ouest de Phuket
La corniche du sud, entre deux baies. C'est la route qu'on prend tous les jours quand on loge par ici.

Ce que change une zone habitée à l'année

La côte ouest centrale est organisée autour du séjour : on y arrive, on y profite, on repart. Le sud est organisé autour de la semaine ordinaire, et ça se voit dès le premier matin.

Concrètement, le secteur réunit ce dont on a besoin quand on reste : des écoles internationales, des marchés où l'on achète à manger et pas des souvenirs, des cabinets médicaux, des salles de boxe thaïe et de yoga, des garages, des supermarchés. Rien de spectaculaire sur une photo. Tout ce qui compte au bout de quinze jours.

Les maisons suivent la même logique. On y trouve plus souvent de vraies cuisines, des jardins entretenus, un bureau ou au moins un coin où poser un ordinateur, une buanderie. C'est un bâti pensé pour des mois, pas pour six nuits, et ça se sent jusque dans les détails que personne ne photographie : l'orientation des chambres, la ventilation la nuit, l'ombre dans la cour à quatorze heures.

Deuxième conséquence, moins évidente : une bonne partie de ces biens ne figure sur aucune plateforme. Les propriétaires louent au mois, par relation, à des gens qu'on leur présente. Une communauté étrangère importante, dont beaucoup de francophones, vit ici à l'année, et c'est dans ce réseau que circulent les maisons avant d'être publiées, quand elles le sont.

Notre équipe est francophone et installée sur place, dans ce secteur. On connaît les propriétaires, on entre dans les maisons, on sait laquelle donne sur une route passante et laquelle a une vraie piscine à l'ombre en fin de journée. Rien de ce qu'on propose n'a été choisi sur une annonce.

Rawai : un front de mer qui travaille

Rawai n'est pas une plage où l'on étale sa serviette, c'est un port. Et c'est exactement ce qui en fait l'endroit le plus vivant du sud de l'île.

La route longe l'eau sur toute la longueur du quartier. D'un côté, les étals du marché aux poissons, où l'on choisit sa pièce et où l'on paie au poids. De l'autre, les cuisines qui la préparent pendant que vous vous asseyez. La foule se concentre à l'heure du dîner ; en fin de matinée, le choix est meilleur et l'endroit respire.

Devant, des dizaines de bateaux à longue queue mouillent à quelques mètres du bord. Ce sont eux qui font de Rawai le point de départ du sud : Koh Bon est à une dizaine de minutes, Coral Island entre un quart d'heure et une demi-heure selon la coque, Koh Lon et les Racha un peu plus loin au large. Quand on loge ici, une journée sur une île se décide le matin même, pas trois jours à l'avance.

Autre détail que personne ne mentionne et qui pèse tous les jours : le terrain est plat. Un scooter, une poussette, un vélo, tout fonctionne sans penser au dénivelé, et les commerces s'alignent le long de la route. C'est ce qui rend le quartier confortable pour un long séjour, là où les collines voisines demandent un véhicule.

Pour nager, on bouge. Nai Harn est à quelques minutes, Ya Nui juste après, Ao Sane sur les rochers au nord de la baie. Les gens d'ici ont pris l'habitude de vivre à Rawai et de se baigner autour : c'est un rythme, pas un compromis.

Nai Harn : une baie fermée, un lac, un parc

Environ sept cents mètres de sable tenus entre deux pointes rocheuses, avec de l'eau généralement calme en haute saison. C'est l'une des plus belles baies de Phuket, et elle se trouve à l'opposé de la côte centrale.

Ce qui la distingue vraiment se trouve derrière la plage : un lac, un parc, des chemins où l'on marche le matin avant qu'il fasse chaud, un temple un peu plus loin. Cette bande verte tient le bâti à distance de l'eau. Résultat, la baie ne ressemble pas à un front de mer construit, et le soir elle se vide tôt.

De part et d'autre, deux petites plages complètent le tableau. Ao Sane, au nord, est rocheuse : c'est là qu'on emporte masque et tuba. Ya Nui, au sud, est une crique courte, appréciée pour le kayak et le snorkeling, avec un îlot à quelques centaines de mètres du bord par mer calme.

Les villas, elles, sont largement au-dessus. Les collines qui entourent la baie concentrent les biens avec vue et piscine à débordement, et c'est là que se joue l'arbitrage : la montée se négocie mieux en voiture qu'en scooter chargé, surtout après une averse. En échange, on gagne le silence, l'horizon et quelques degrés en moins le soir.

Ce genre de détail ne se lit pas sur une annonce. Il se vérifie en montant la route une fois, de nuit, avec les courses dans le coffre. C'est notre travail.

Allée d'une villa de Phuket entre les palmiers, la mer au fond
Dans le sud, on entre chez soi par un jardin. Le bruit de la route tombe d'un coup.

Le bout de l'île : Promthep et les points de vue du sud

Phuket se termine ici, sur un cap qui avance dans la mer d'Andaman. Quand on loge dans le secteur, c'est une sortie de fin d'après-midi, pas une excursion.

Le cap Promthep

À trois kilomètres et demi environ au sud de Nai Harn, moins de dix minutes de route. C'est le point d'où l'on regarde le soleil tomber, et tout le monde le sait : la fin de journée y est fréquentée. Un habitant du sud y monte un mardi soir, reste vingt minutes et redescend dîner chez lui.

Le belvédère du moulin

Un peu avant le cap, une éolienne domine la côte à environ deux kilomètres et demi de Nai Harn. La vue plonge sur la crique de Ya Nui d'un côté et sur la pointe de l'autre. Moins de monde, autant de lumière.

La corniche

La route qui relie la baie au cap longe la mer en balcon. C'est le trajet le plus agréable de l'île en deux-roues, et le meilleur argument pour louer un scooter quand on reste plus d'une semaine dans le secteur.

Les départs en mer

Les longtails partent de la plage de Rawai, à quelques minutes. Selon la saison et l'état de la mer, on vise les îles proches ou on pousse vers les Racha. On cale la sortie la veille, avec des gens qu'on connaît.

Vue plongeante depuis la colline sur une baie de Phuket, eau turquoise, rochers et bateaux au mouillage
Le sud vu d'en haut. Aucun de ces points de vue n'est indiqué, tous se méritent.

Le prix du calme : la distance et le véhicule

Deux paramètres à connaître avant de réserver, et un seul principe : ce qui tient le sud à l'écart des flux est aussi ce qui le rend calme.

L'aéroport est à l'autre bout de l'île. Comptez 45 minutes à une heure pour une cinquantaine de kilomètres, davantage en fin d'après-midi et en haute saison. C'est le secteur le plus éloigné de Phuket, et c'est très exactement la raison pour laquelle on y dort bien. Le calcul vaut aussi au départ : on prévoit la marge le jour du vol plutôt que de la découvrir dans la circulation.

Un véhicule est nécessaire. Ici, contrairement à Patong, Kata et Karon, on ne fait pas tout à pied : les plages, les commerces et les maisons sont répartis sur plusieurs kilomètres. Un deux-roues suffit à Rawai, où le terrain est plat. Pour les collines de Nai Harn, pour une famille, pour des courses ou pour les soirées, une voiture ou un chauffeur à disposition change tout le séjour.

On préfère le dire avant. C'est la ligne de budget que les gens oublient, et celle qui décide si une semaine dans le sud sera un plaisir ou une suite de négociations sur le bord de la route.

Questions fréquentes sur Rawai et Nai Harn

Rawai ou Nai Harn : quelle est la différence ?
Deux ambiances à quelques minutes l'une de l'autre. Rawai est un front de mer qui travaille : le marché aux poissons, les longtails au mouillage, les tables de bord de route, et un terrain plat où tout se fait en deux-roues. Nai Harn est une baie fermée d'environ 700 mètres de sable, avec un lac et un parc juste derrière, adossée à des collines où se trouvent la plupart des villas avec vue. On dort souvent dans l'une et on prend ses habitudes dans les deux.
Peut-on se baigner à Rawai ?
Rawai est avant tout un port : des dizaines de bateaux à longue queue y mouillent à quelques mètres du bord, ce qui en fait un lieu de vie et de départ plutôt qu'un lieu de bronzette. Pour nager, les habitants du quartier font quelques minutes de route jusqu'à Nai Harn, jusqu'à la petite crique de Ya Nui, ou jusqu'à Ao Sane pour le masque et le tuba. C'est précisément cette combinaison qui plaît au sud : on vit à Rawai, on se baigne autour.
Faut-il un véhicule pour séjourner à Rawai ou à Nai Harn ?
Oui, et c'est la vraie différence avec Patong, Kata et Karon, où l'essentiel se fait à pied. Dans le sud, les plages, les commerces et les maisons sont répartis sur plusieurs kilomètres. Un deux-roues suffit largement à Rawai, où le terrain est plat. Dès qu'on loge sur les collines de Nai Harn ou qu'on voyage avec des enfants et des courses, une voiture ou un chauffeur à disposition rend le séjour bien plus simple, surtout le soir.
Combien de temps met-on de l'aéroport de Phuket à Nai Harn ?
Comptez 45 minutes à une heure pour une cinquantaine de kilomètres, davantage en fin d'après-midi et en haute saison. L'aéroport se trouve à la pointe nord de l'île et le sud à l'exact opposé : c'est le secteur le plus éloigné de Phuket, et c'est aussi ce qui le tient à l'écart des flux. Le même calcul vaut au retour, avec une marge à prévoir le jour du vol. On organise le transfert pour que la question ne se pose pas à la sortie de l'aérogare.
Le sud de Phuket convient-il pour un long séjour ?
C'est même sa spécialité. Une grande partie de la communauté étrangère de l'île, dont beaucoup de francophones, vit dans ce secteur à l'année : écoles internationales, marchés, cabinets médicaux, salles de sport et commerces du quotidien y sont réunis. Les maisons suivent cette logique, avec de vraies cuisines, des jardins et de quoi travailler. Une partie des biens ne sont listés nulle part et se louent au mois, de propriétaire à propriétaire.

Dis-nous tes dates, combien vous êtes et ce que tu veux pouvoir faire à pied. On te dira si le sud correspond à ton séjour, et on appellera les propriétaires du secteur pour voir ce qui est réellement libre sur ces dates.

All To Phuket organise, coordonne et met en relation ; chaque prestation est fournie par le prestataire local.

Vous visez le sud de Phuket ?

Quelques lignes suffisent : vos dates, le nombre de personnes, et si vous venez pour une semaine ou pour la saison. On répond à la main, depuis l'île.

C'est là qu'on t'enverra la proposition.

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